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›› Economie

Perspectives pour 2012. L’art du pilotage à vue

Brèves.


(Sources : Ambassade de France, Reuters, AFP)

• Appréciation du Yuan.

Le 27 décembre dernier, le secrétaire d’état américain au trésor Geithner a accusé la Chine de freiner l’appréciation de la monnaie chinoise. En 2011 le Yuan s’est apprécié de 5,1% face au $ et de 8,4% depuis le 18 juin 2010 date de l’abandon de la parité fixe après la crise. Depuis le 21 juillet 2005, date du premier abandon de la parité, le Yuan s’est apprécié de 22,3%, soit au rythme moyen de 3,6% par an.

• Fonds de sécurité sociale.

Selon Dai Xianlong, Directeur du Fonds National de Sécurité Sociale – FNSS -, le gouvernement projette de créer une société de gestion des fonds de la sécurité sociale à placer sur les marchés financiers.

La loi sur la sécurité sociale, entrée en vigueur en juillet 2011, couvre 5 domaines qui sont la retraite, l’assurance médicale, les blessures par accident du travail et la maternité. Les cotisations sont payées à la fois par les entreprises selon des taux variables en fonction des régions. Une controverse a surgi en 2011 avec ceux des expatriés des pays n’ayant pas signé d’accord de réciprocité avec la Chine sur la sécurité sociale, auxquels le gouvernement réclame qu’ils cotisent au même taux que les Chinois.

• Nouveaux pilotes de l’économie chinoise.

Shang Fulin, ancien patron de la Commission de Régulation boursière a remplacé Liu Minkang à la Commission de Régulation bancaire. Il a été remplacé par Guo Suqing à la commission boursière. Zhou Xiaochuan, reste patron de la Banque de Chine, poste qu’il occupe depuis 2002.

Les nouveaux venus, âgés en moyenne de 55 ans, sont de la mouvance de Zhu Rongji, à qui ils doivent leur promotion entre 1998 et 2002 et sont titulaires d’un doctorat d’économie. Ils sont familiers des secteurs public et privé, où ils ont exercé des responsabilités, dans la banque et les marchés financiers.

Les défis qui les attendent sont complexes, essentiellement en ces temps où le consensus politique est difficile. La capacité de rebond de l’économie chinoise risque en effet d’être moins affirmée qu’en 2009. Dans ce contexte, la tâche essentielle de la nouvelle équipe sera de maîtriser la bulle immobilière, principal effet collatéral de la relance de 2008 – 2009.

Entre 1990 et 2010, la part consentie par les ménages aux achats immobiliers est passée de 3% à 20%, détournant une bonne partie du revenu des consommateurs potentiels. Un succès dans ce secteur pourrait avoir une série de réactions positives : relâchement du crédit ; décongestion de la bourse paralysée par les effets contradictoires de la crainte d’un éclatement de la bulle à quoi s’ajoute l’espoir de profits rapides ; hausse des disponibilités financières des ménages et de la consommation ; stabilisation de l’inflation ; baisse des coûts de production ; amélioration de la compétitivité des exportations.

• Pétrole.

CNPC a annoncé avoir découvert un champ pétrolifère situé dans la partie orientale du bassin de Junggar, dans la région autonome du Xianjiang. Les réserves estimées en pétrole brut de ce champ dépasseraient les 50 millions de tonnes. CNPC devrait commencer les forages sur ce champs dès cette année et vise une production annuelle d’un million de tonnes de brut d’ici 2015 (représentant environ 4% de la production de la région en 2010). Pour mémoire, en 2010, le Xinjiang a produit 25,6 millions de tonnes de pétrole brut.

• Minerai de fer. Acier. Bras de fer avec les sidérurgistes et COSCO

Le 28 décembre dernier, le super vraquier « Berge Everest » appartenant un armateur singapourien, et opéré par le géant minéralier brésilien Vale a déchargé à Dalian 350 000 tonnes de minerai de fer, contre l’avis de l’association des armateurs et des grands sidérurgistes chinois, dont le groupe Baosteel. Rappelons que la Chine achète chaque année 600 millions de tonnes de minerai de fer, soit la moitié de la quantité disponible sur le marché mondial.

Le « coup de force » de l’administration contre les grands industriels de l’acier et les transporteurs dont, COSCO, qui craint déjà la concurrence – les plus gros vraquiers opérés par lui sont 2 fois plus petits - semble avoir été décidé lors de la visite en Chine de Dilma Roussef la présidente du Brésil en avril 2011.

L’autre volet de la stratégie, qui semblait destinée à précipiter la restructuration du secteur de l’acier, contrôlé par des grands groupes, comportait la construction avec Vale d’un port mineralier autorisant l’accueil de minéraliers géants. Il vient d’être bloqué par le gouvernement, qui cédant aux pressions des transporteurs et des sidérurgistes, a interdit l’accostage des navires d’aussi gros tonnage.


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