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›› Taiwan

Tempête existentielle au parti indépendantiste

Brèves.

• Situation dans le Détroit.

Le 2 mars, l’amiral Willardl, CINCPAC, responsable militaire américain dans la Pacifique, a indiqué que la situation dans le détroit de Taïwan était marquée par l’accroissement de la capacité offensive de la Chine faisant pencher la balance du côté de l’APL. Celle-ci augmente ses systèmes de défense sol-air, le nombre de ses missiles balistiques, et ses munitions anti-pistes, destinées à neutraliser les bases aériennes.

Mais avec le développement des relations depuis 2008 et la récente réélection de Ma Yin-jeou, la possibilité d’un conflit a reculé. L’Amiral a aussi appelé à l’augmentation du nombre de sous-marins américains pour faire pièce à la montée en puissance de la flotte sous-marine chinoise.

Quelle que soit la situation politique, l’accumulation des armes dans cette zone traduit la survivance d’un esprit de guerre froide qui obère la perspective d’une solution apaisée de long terme. A Taïwan on répète que la condition préalable aux négociations pour un traité serait l’allègement du dispositif militaire chinois de l’autre côté du Détroit.

• Le parti indépendantiste prêt à dialoguer avec Pékin

Le 2 mars, le DPP s’est déclaré prêt à des contacts plus approfondis avec la Chine sous réserve que le PCC n’y mette pas de conditions préalables.

Cette mise au point venait après que le porte parole du bureau des affaires taïwanaises à Pékin ait indiqué que les cadres intermédiaires du DPP étaient les bienvenus en Chine, mais que le Parti communiste n’acceptait ni revendication d’indépendance ni l’idée d’un pays de chaque côté du Détroit. Dans la foulée Chen Chu, la maire de Kaohsiung a appelé la Chine à cesser de limiter ses relations avec Taïwan aux contast avec un seul parti.

• Espionnage à Taïwan.

Une nouvelle affaire d’espionnage, rendue publique le 29 février, secoue les milieux de la sécurité de l’Ile. Cette fois le coupable est un capitaine de l’armée de l’air travaillant au centre de contrôle aérien du nord de l’Ile. Il aurait fait passer des informations sensibles à la Chine par le biais de son oncle, homme d’affaires sur le continent.

Les données transmises concernent les appareils de surveillance Hawkeye E-2T et E-2T/K et le réseau de défense aérienne de l’Ile, dont les stations radars réparties sur les zones montagneuses sont en cours de modernisation pour en augmenter la redondance et le durcissement en cas d’attaque.

En cas d’agression chinoise contre l’Ile, l’une des actions clés serait en effet la neutralisation des bases aériennes taïwanaises pour la conquête de la supériorité aérienne au-dessus du Détroit. La compromission est cependant bien moins grave que celle du général Lo il y a un an.

• Affaires militaires

Chasseurs de mines. En 2012, la marine taïwanaise recevra 2 chasseurs de mines de la classe Osprey, vendus par les Etats-Unis en janvier 2010. Il s’agit des chasseurs de mines les plus modernes de la marine américaine qui permettraient à Taïwan de déjouer le minage des accès à l’Ile en cas de blocus maritime.

Sous-marins. Taïwan a démenti les rumeurs qu’elle allait acheter 4 sous-marins allemands construits par HDW, initialement destiné à la Grèce et dont la commande a été annulée.

Mais selon Asia Week, lors d’une visite discrète de HDW dans l’Ile à l’automne, les Taïwanais auraient exprimé leur intérêt pour 4 sous-marins diesel de type 214, les plus modernes au monde dans cette catégorie, à condition que le prix n’excède pas 800 millions de $ l’unité, que HDW assure 15 années de maintenance et que la compagnie allemande en informe les Etats-Unis qui doivent exprimer leur accord pour la vente.

En 2001, les Etats-Unis étaient prêts à vendre 8 sous-marins à Taïwan, mais l’affaire avait échoué, suite aux dissensions sur le budget interne à l’Ile. Les hésitations sont aussi dues au fait que HDW ne veut pas apparaître en première ligne pour ne pas irriter Pékin. Aujourd’hui Taïwan a dicidé de lancer un programme national pour construire ses propres sous-marins.


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