›› Chronique

Le 18e Congrès du Parti Communiste qui va s’ouvrir le 8 novembre prochain est un rituel politique majeur du système politique chinois. Il réunira 2270 délégués répartis en quelques 40 délégations - une pour chacune des 31 provinces et 9 autres représentant les organisations centrales du Parti, le gouvernement, les grandes entreprises publiques, les banques, l’APL, la police armée populaire, Taïwan, Hong-Kong et Macao -. A quoi s’ajoutent les anciens membres des hautes strates du Régime, dont l’influence reste importante.
La sélection des délégués, aujourd’hui achevée a débuté il y a plus d’une année, selon des procédures complexes, ayant un fragile vernis démocratique, avec l’obligation affichée d’un nombre minimum de candidats supérieur de 15% à celui des postes à pourvoir. Le processus restant cependant irrémédiablement marqué par l’influence de nombreux groupes de pression.
L’évènement poursuit deux objectifs majeurs. 1.- Dresser un bilan et tirer les leçons des 10 années au pouvoir de la 4e génération des dirigeants communistes et définir les stratégies pour l’avenir ; 2.- entériner la nomination des nouvelles équipes en charge du Parti, lui-même responsable du gouvernement de la Chine.
La 3e et dernière partie de la revue des possibles futurs responsables chinois présente les portraits de 2 vétérans et de 5 membres de la 6e génération. S’il est vrai que presque tous pourraient entrer au Bureau Politique, y compris les plus jeunes, tant est présent le souci d’abaisser l’âge moyen des équipes dirigeantes, leurs chances d’entrer au Comité Permanent sont d’autant plus minces que le nombre de postes de l’instance politique suprême pourrait, comme c’était le cas avant 2002, revenir à 7.